Comment gérer les retours des propriétaires ?
A quoi s'attendre suite à l'envoi d'une campagne de courriers ?
Les retours d’expérience des collectivités ayant envoyé des campagnes montrent que le rythme et la teneur des retours suivent généralement le même schéma :
- Première semaine après l’envoi : les retours se font majoritairement par téléphone et par mail (avec un pic d’appel les premiers jours). La majorité des propriétaires déclare que leur logement n’est pas ou plus vacant.
- Seconde semaine après l’envoi : les retours se font majoritairement par mail et, dans une moindre mesure, par courrier. Certains propriétaires déclarent que leur logement est effectivement vacant, mais une partie d’entre eux n’est pas intéressé ou n’a pas besoin d’un accompagnement.
- A partir de la troisième semaine après l’envoi : les retours sont moins nombreux, mais plus “qualitatifs”. En effet, les personnes souhaitant bénéficier d’un accompagnement prennent souvent un temps de réflexion avant de contacter la collectivité ou l’opérateur.
Voici quelques enseignements issus des retours d'expériences d'autres collectivités :
- La majorité des premiers retours sont en général ceux de propriétaires dont le logement n'est pas ou plus vacant : cela ne veut pas dire que la majorité des données est erronée, simplement les propriétaires dont le logement est occupé a une plus grande propension à revenir rapidement vers vous
- La proportion de retours de courriers "N'habite Pas à l'Adresse Indiquée" peut être particulièrement importante sur certains territoires, notamment parce que la DGFIP ne met plus forcément à jour les adresses postales, privilégiant la voie dématérialisée : vous pouvez dans ce cas essayer de contacter un.e autre propriétaire, s'il en existe
- Les retours des propriétaires dont le logement est effectivement vacant et souhaitant engager des actions pour remobiliser leur logement arrivent souvent plus tardivement, ou après un courrier de relance : le faible taux de mobilisation lors du premier envoi ne doit pas vous décourager !
En cas de retours virulents, il s’agit de rappeler aux propriétaires que les données LOVAC mobilisées permettent d'identifier les logements susceptibles d'être vacants pour inciter (et non obliger) les propriétaires à bénéficier d'un accompagnement à la remise sur le marché. En cas d'erreur dans les données, les propriétaires peuvent le signaler via le portail GMBI (Gérer mes Biens Immobiliers) sur le site des impôts afin de ne plus être contactés.
Que faire en cas de retours de courriers en raison d'une erreur d'adressage ?
Vous pouvez passer les logements concernés dans le statut "Premier contact" / "N'habite pas à l'adresse indiquée".
Ensuite, vous avez plusieurs options :
- regarder si les adresses BAN et DGFIP diffèrent, et si c'est le cas, tenter de renvoyer un courrier à l'adresse DGFIP ;
- regarder s'il y a plusieurs propriétaires indiqués pour chaque logement, et si c'est le cas, essayer de renvoyer le courrier à un autre propriétaire ;
- renvoyer le courrier à l'adresse même du logement vacant, au cas où le propriétaire relèverait le courrier à cette adresse ;
- attendre l'intégration du nouveau millésime des fichiers LOVAC dans ZLV, pour vérifier que les logements sont toujours vacants, et regarder si les adresses des propriétaires ont été mises à jour.
Mis à jour le : 19/03/2026
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